Une jeune femme heureuse

Stimulation vibratoire : le plaisir compact à portée de main 

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Dans les cabinets de sexologie comme chez certaines kinésithérapeutes spécialisées en rééducation périnéale, la stimulation vibratoire sort peu à peu de la zone grise où on l’avait laissée. L’idée qui circule est simple à formuler mais plus délicate à démontrer : un petit appareil, qui tient dans la paume, pourrait aider les tissus de la vulve à mieux s’irriguer et à répondre plus nettement aux caresses.

Quand le sang circule moins bien, le plaisir s’émousse

Le clitoris ne se résume pas à la petite partie visible, puisque l’essentiel de sa structure, des bulbes et des corps érectiles, s’étend en profondeur de chaque côté de la vulve et se remplit de sang pendant l’excitation. Fatigue chronique, stress, post-partum, ménopause, certains traitements : plusieurs situations réduisent cet afflux, et beaucoup de femmes décrivent alors une sensation étouffée, comme un signal qui arriverait mal. Des vibrations douces et répétées favoriseraient la dilatation des vaisseaux sur place, un peu à la manière d’un massage qui réchauffe une épaule raide. Les gynécologues restent mesurés, faute d’études de grande ampleur, même si les retours de consultation vont assez souvent dans ce sens.

Le vibromasseur bullet

Parmi les modèles conseillés aux débutantes, le vibromasseur bullet s’impose par sa taille de rouge à lèvres. On le pose exactement où l’on veut, on dose la pression du bout des doigts, on passe d’une zone très réactive à une autre qui l’est moins, sans que la vibration se diffuse sur toute la région. Ce contrôle compte quand les tissus sont irrités ou, au contraire, presque muets. Sa discrétion pèse aussi dans la balance : un objet qui se glisse dans une trousse de toilette, qui ne demande ni mise en scène ni partenaire, désamorce la gêne de celles qui n’ont jamais osé franchir le pas.

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Un repère pour les muscles du plancher pelvien

Au contact de la vibration, les muscles voisins se contractent par réflexe, ce qui attire l’attention sur une région que beaucoup ont appris à ne plus ressentir. Les kinésithérapeutes précisent que l’appareil ne remplace pas le travail actif, car contracter puis relâcher reste la base de toute rééducation. La vibration sert plutôt de balise, une façon de repérer les muscles à solliciter, ce qui aide particulièrement après un accouchement, lorsque le lien avec le périnée est brouillé par la cicatrisation et la fatigue.

Réveiller la réponse du tissu orgasmique: ce que disent les données

Une enquête de l’université de l’Indiana, menée auprès de plusieurs milliers d’Américaines, a relié l’usage d’un vibromasseur à de meilleurs scores de désir, d’excitation et de lubrification. Les auteurs eux-mêmes rappellent qu’il s’agit d’une association et non d’une preuve de cause à effet, puisque des femmes déjà à l’aise avec leur sexualité adoptent sans doute plus volontiers ce type d’objet. L’hypothèse d’un entraînement par stimulation régulière reste néanmoins séduisante, sur le modèle de la rééducation sensorielle : en sollicitant souvent les terminaisons nerveuses, on aiderait le cerveau à réapprendre des signaux qu’il captait mal.

Les précautions à connaître

Commencer à faible intensité, pendant quelques minutes, laisse aux tissus le temps de récupérer, alors qu’une stimulation trop longue ou trop forte peut provoquer une désensibilisation passagère, exactement l’inverse de ce que l’on cherche. Un silicone de qualité médicale, un nettoyage après chaque usage et un lubrifiant à base d’eau limitent les irritations. Des douleurs, des brûlures ou une perte de sensation qui s’installe méritent une consultation, car l’origine peut être hormonale, neurologique ou cutanée, et aucun appareil n’y changera rien.

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